Développement durable

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Depuis la première conférence de Rio, en 1992, et le sommet de Johannesburg, en 2002, il y a eu beaucoup de discours sur le développement durable. Nous devons constater cependant que les politiques de développement, en Afrique notamment, n’ont pas, ou très peu, tenu en compte les enjeux liés au développement durable. Par conséquent, selon des chiffres publiés par la Banque mondiale en 2012, près de seulement 47 % des Africains au sud du Sahara, vivaient pour la première depuis 1981 avec moins de 1,25 dollar par jour. Par rapport à l’une des priorités du Sommet de Rio de réduire les inégalités entre pays riches et pays pauvres, le constat est certes sombre. Malgré tout, quelques progrès sont visibles dans certains pays africains, notamment le Burkina Faso, la Namibie et le Mozambique, qui sont en tête de liste en termes d’efforts déployés pour réduire la pauvreté. 

Les actions d’une démarche de développement durable, qu’elle soit à l’échelle internationale, nationale ou locale, doivent répondre à quatre enjeux et objectifs :

  • Humain : lutte contre la pauvreté et les inégalités afin de répondre aux besoins et attentes essentiels de la population en matière de qualité de vie.
  • Démocratique : renforcement de la participation des citoyens dans les modes et processus de décision.
  • Écologique : protection de l’environnement, prévention des risques naturels et technologiques majeurs, lutte contre les pollutions, les nuisances et le gaspillage des ressources naturelles.
  • Économique : développement économique respectueux des équilibres écologiques.

Arrêtés au Sommet de la Terre à Rio, les principes généraux qui fondent les stratégies du développement durable sont les suivants :

Participation/concertation. Participation des citoyens à la prise de décisions avec en amont des actions d’information, de sensibilisation, de formation et de débat démocratique.

Précaution/prévention. Dans le doute quant aux conséquences d’une action, il faut prendre des mesures de prévention, plutôt que de remédier à la dégradation de l’environnement et à la pollution. L’identification et l’évaluation des risques doivent donner lieu à des mesures préventives afin d’éviter l’occurrence d’évènements redoutés.

Equité. La transparence, la pertinence et l’efficience concernant les mécanismes de contrôle et de gestion publique sont au cœur de la paix et la justice sociale.

Pollueur-payeur. Celui qui dégrade l’environnement en est responsable et doit en conséquence réparer les dégâts.

Rationalité et responsabilité. Assurer la conciliation entre l’objectif de développement socio-économique et celui de protection de l’environnement.

Intégration d’un développement économique, social et écologique.

Solidarité avec les générations futures. 

Liberté des générations futures. Il est essentiel de laisser une marge de manœuvre au futur.

Tous ces principes doivent trouver leur application concrète dans le cadre d’action des États et des collectivités. La CISA apportera, entre autres contributions, une information et des propositions intéressantes aux dirigeants et peuples africains sur le sujet.